Internet killed my dreams
By gé • Apr 3rd, 2008 • Category: Whazzzup PussyCat ?, in my head by myself, my bling bling life • 14 Responses
Trouvée chez
marc o, une analyse sur
un article paru dans la version online du Boston Globe qui titre :
The joy of boredom (”Les joies de l’ennui”, au cas où tu speakerais pas le boeuf bouilli)
Pour vous le raccourcir (et pourquoi pas vous donner envie d’aller le lire, armé de vostre Roberts ahahahah), on n’a plus le temps de s’ennuyer parce qu’on remplit notre solitude de coups de fil, de tripotage d’iPod, de Nintendo DS et de Facebook. Et que c’est bien dommage, parce que souvent l’ennui est le précurseur de la créativité, et la solitude d’un remue-méninges qui parfois mène à des inventions absolument extraordinaires tel Microsoft, le scrapbooking ou la guerre en Irak.
Franchement, qu’est-ce qu’on aurait fait sans, hein. La face du monde en aurait été chamboulée.
Y’a aussi une histoire de madeleine, de Proust et de Tetris fort intéressante, je vous laisse découvrir.
Bon, vous vous doutez bien que vous n’allez pas couper à mes réflexions fort judicieuses sur le sujet ? Vous avez raison !
Becaoz c’est la réfléxion que je me fais depuis un moment : c’est chiant balo, je ne me fais jamais chier m’ennuie plus jamais une seule seconde.
On pourrait croire que c’est au contraire le signe d’une vie remplie de fun, de fêtes, d’amis et de rencontres intéressantes, et que franchement, je ferais mieux d’arrêter de me la ramener en faisant style “haaan trop dur ma life”, mais mon constat affligeant c’est que ça contribue surtout à me lobotomiser le peu de cerveau dont j’ai été équipée à la naissance.
Non pas que ces soirées/amis/rencontres soient inintéressantes et peu porteuses de leur lot de nourritures intellectuelles, hein, au contraire, même, d’ailleurs.
Elles contribuent souvent à m’ouvrir des portes sur des sujets jusqu’alors inexplorés par mes neurones fatigués, et hop, me voilà repartie dans cette spirale boulimique z’é infernale où j’accumule infos, rencontres et hiiiiii-grave-trop-cooool jusqu’au prochain warp cognitif (come je te place des mots trop shiny, moi, hophophop)
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Bon, j’ai abandonné ce post il y a 3 jours, je ne sais plus où j’en suis.
Dans l’intervalle j’ai dégagé 7 sur 10 onglets Netvibes et bazardé des centaines de flux.
Commencer petit, réussir grand (c’est ça l’adage ou je viens de l’inventer ?)
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Je reprends, donc. un peu de sérieux dans les rangs, plizz.
Après une intense scrutation du dedans de moi-même (genre j’attendais pour aller faire pipi et comme d’hab y’a 12m de queue (ahah) dans les toilettes des filles et faut bien que je me concentre sur autre chose), je me suis rendue compte que les longues périodes de daydreaming qui émaillaient mon quotidien (j’avais des parents tortionnaires qui m’empêchaient d’avoir des amis, si si si, puis plus tard, étudiante, j’avais pas encore Internet et je détestais toujours autant la TV - ça n’a pas duré - Internet, pas la TV, malheureux !), bref, les moments où je glandais à rien faire sur mon lit, quoi, et bien ces moments-là étaient propices à tout un tas de choses géniales.
D’abord c’est là que j’ai fomenté certaines de mes meilleures décisions (genre si je changeais de cursus en milieu d’année scolaire, si je me barrais aux US vu que je t’aime plus et que je sais pas comment te le dire, etc. Et tout un tas d’inavouables ici, cherchez pas), de tous petits choix qui ont fait prendre à ma vie des tournants significatifs.
Le tout en regardant le plafond à m’en faire saigner les yeux, à en connaître chaque fissure (j’ai une affection particulière pour les plafonds. Maybe parce que j’en suis si loin ? ^_^) Parce que ces moments d’intense concentration (et moi qui pensait que c’était le summum de la glande, ces heures-là) m’ont juste permis d’envisager différents scénarios et de m’y projeter (excellent moyen de me faire passer à l’action, ça)
C’est ce qui me manque aujourd’hui, là.
Le temps d’imaginer des scénarios et d’en avoir envie, d’abord (vu que l’envie vient du manque, chez moi)
Et puis surtout le temps de m’y projeter. De façonner un petit univers autonome. Où le perso de ma vie ferait ses premiers pas, ses premières réalisations, ses premières rencontres. Et me ferait signe de la main “viens, c’est trop cool !” à travers le verre translucide de mon imagination.
Et je ferai à nouveau le grand saut.
Parce que ça, sérieux, tout chambouler dans ma vie, ça me manque…
Mais y’a de l’espoir quand même. Parce qu’en ce moment, j’ai un tout petit perso qui a quand même réussi à naître dans le foutoir ambiant et qui commence à faire ses premiers pas, dans un tout petit univers riquiqui. Je lui donne du temps pour me faire coucou, mais je suis persuadée qu’il va le faire, ce sera trop irrésistible pour que je le loupe :-)
PS: bon, c’est pas tout ça, mais j’ai envie d’une Nintendo DS, moi, là.
gé is
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C’est pour ça que je ne fais jamais RIEN dans les transports en commun (ni musique, ni lecture, rien) : mon esprit divague, se promène retient une idée, en fais surgir trois, réfléchit… c’est très agréable et enrichissant.
Typiquement le post qui va me faire répondre un banal “tiens, c’est marrant, en y réfléchissant, je ressens exactement la même chose”. Sauf que du coup, je n’aurais justement pas pris le temps d’y penser tout seul :)
Allez, je vais chercher mon petit bonhomme à moi…
C’est tout à fait vrai. Depuis quelques temps, j’ai changé mes habitudes. Je n’allume pas l’ordi de suite en rentrant chez moi, je prends une petite heure pour glander dans le canapé, à faire le vide dans le dedans de moi même. Et je rentre souvent à pied, pour avoir ces moments d’errance et de réflexion intense qui m’ont permis de savoir où j’en suis, et de prendre les décisions importantes. Ceci dit, les dernières décisions prises, c’était facile, on les a prises allongés sur la plage….
C’est fou toutes les choses auxquelles je peux penser pendant que je glande. En fait, moins je fais de choses plus je suis cérébralement productive. Bon, le truc, c’est qu’après, mes pensées délirantes, j’en fais pas forcément grand chose! :S
Sur Wikipedia, il est indiqué que l’ennui est un sentiment de démotivation et/ou de désintéressement dont la durée est très variable. Mais là, je m’aperçois en te lisant que tes périodes d’ennui étaient plus proches de la méditation que de la démotivation. Le plus fou c’est que tu sembles démotivée parce que justement tu serais en manque de méditation… et de changement.
Quand ça m’arrive (et comme je suis souvent excessif en pensées et que ça monte en pression genre vraiment plein le c… là de toutes ces c…) je sais que je manque de vacances parce qu’il faut que je bouge de là. Alors j’en pose … je suis en vacances dans 15 jours si tout va bien, devine pourquoi ? :)
Et ton petit bonhomme alors ? il te dit quoi à toi ?
ps: ma ds, elle est rangée dans sa boite, j’ai sorti le piano à la place même si je suis très mauvais :D
je fais une coupe drastique dans les heures de surf en ce moment, parce que c’est vrai qu’avec internet il y a moyen de passer son temps tout le temps, c’est terrible!
Je me rappelle pas de la dernière fois où j’ai mis moins de 6 semaines à finir un bouquin, ça peut plus durer. Donc un tour de mon Vienna en rentrant du boulot, en une demie-heure c’est plié, et puis STOP!
tu veux ma DS? je m’acheterais bien le nouveau model…
Ton article tombe à point, j’ai cessé mon activité professionnelle la semaine dernière et ça fait une semaine que je suis libre de tous mes mouvements.
Du coup je tourne un peu comme un lion en cage, je range et je réfléchis à ce que je veux faire de ma vie et je m’aperçois que hémisphère Nord c’est pas mon ami, j’hésite à partir en Nouvelle Calédonie pour de vrai ou partir en Afrique du Sud, ou alors reprendre le même travail pépére que j’avais mais dans une world company, que faire ?
Ces moments, ou je range mes affaires (j’ai fais des cartons en Janvier que je n’ai toujours pas vidés…) me montre à quel point je ne suis pas matérialiste et qu’entre faire du shopping et m’acheter une tunique Bel Air (elle est vraiment jolie ;) ou aller “claquer un coup de pêche” dans la mangrove bein je préfére la 2 éme solution …
En gros je suis en plein tempetage de cerveau (comme le dise nos amis canandiens ) sur mon moi futur ;)
ps: ça fait combien la scéance de psy chez gé ;)
sharky > :-) il m’a fallu du temps pour faire sortir le mien de la roue du hamster (j’avais vraiment l’impression de vivre cette métaphore !), reste à l’empêcher d’y glisser à nouveau.
annelise > yes, et mon voyage de cet été va aussi être l’occasion de mettre les choses à plat. J’aurai tout juste commencé ma nouvelle mission, il sera donc déjà temps de réfléchir à la suite !
PinkLady > le fameux syndôme de la tête dans le guidon :-) Après, même si on ne fait rien de 90% de ce qui nous passe par la tête, je me dis qu’exploiter seulement 10% de tout ça vaut le coup… Un genre de brainstorming interne !!
kawazu > disons que c’est plutôt l’inactivité qui me pèse, alors. Et c’est vrai que je pense parfois au fait que ça s’approche de la méditation, mais vu que je n’ai jamais pratiqué, je ne voudrais pas être péremptoire :-) En tout cas il faut que je cultive cette capacité au décrochage, avant qu’elle ne m’échappe complètement et que je me retrouve plus qu’être une pauvre chose vide :-)
En vacances dans 15 jours…. les cherry blossoms sont passés (ma soeur m’a envoyé des photos hallucinantes !!!), du coup je ne vois pas ^_^
Et mon petit bonhomme viendra vous souffler où il se trouve dès qu’il commencera à me faire signe, c’est sûr :-)
Lullaby> en discutant hier soir avec ma cops Vai de passage à Paris, elle me conseillait la même chose, limite en plus drastique : se couper du monde pour une semaine, reprendre seulement contact avec la réalité pour aller bosser. Le reste du temps, rester enfermée dans ma chambre sans téléphone et sans internet, avec des bouquins, et à boire du bouillon de légumes (en profiter pour me détoxifier de tout, quoi :-) )
alex > ah, why not, c’est quel modèle la tienne ?
belegaer> aaaah, mais quelle chance, profites-en pour prendre tous les Visa-Tourisme-Travail du monde pour t’enfuir dans l’autre hémisphère ! (ne me lance pas sur l’hémisphère nord sinon on n’est pas sorti du bois :-) )
C’est ce que je vais faire avant mon 31ème anniversaire bientôt), au cas où je craque une pile dans l’année qui suit…
Et je te suis totalement sur Bel Air/mangrove, je préfère lâcher mes sous dans des voyages que dans du shopping ^_^
Bon mais alors tu changes de thème ou tu changes pas de thème ?? je suis perdue ;-))
Je suis content que cet article ait fait réfléchir tant de gens;-) Ton analyse est bien plus poussée que la mienne btw… en fait je suis encore en train d’y penser alors que ça fait plus de deux semaines que je l’ai lu!!! Et c’est là qu’intervient la cure de jeûne dont je t’avais parlé, il y a déjà pas mal de temps: une semaine à la campagne, sans manger, en marchant, avec plein de temps pour réfléchir… ils ont même fait un article dans libé: http://voyages.liberation.fr/voyages-dejantes/marche-et-creve-de-faim
Et m#$%#$%de… Desolee d’apprendre ca, j’esperais que ton ami n’aurait pas a vivre ca… Bon courage a lui et a toute sa famille, et puis a toi aussi vu qu’il va bien avoir besoin de toi, et que quand les amis ont mal on a bien souvent mal aussi…
marc o> tu sais que ça me trotte toujours dans la tête cette histoire de Jeûne et Randonnée ? Le truc c’est que ça coûte la peau des fesses et que c’est pas le moment niveau budget :-(
ishkueu> oui, ça m’a secoué, c’est clair. Du coup je n’ai pas tellement envie d’écrire, en ce moment…
J’avais lu il y a un long moment de cela un article qui faisait l’éloge de l’ennui, notamment chez les enfants entre 4 & 6 ans. L’ennui leur permettant de se construire psychologiquement, d’imaginer, de créer… Et cela continue bien après comme tu l’a si bien souligné.
Le syndrome de la tête dans le guidon empêche toute créativité, toute anticipation et surtout toute remise en question. Est ce que là où je vais c’est bien? Est ce que j’aime ce que je fais? Est ce que je l’aime réellement encore? On remarque que c’est valable partout, à la guerre comme en amour si j’ose dire.
>gé: tu sais que de ce côté là, il n’est pas nécessaire de dépenser 1000€ pour marcher et jeûner. D’autant plus qu’isolé, l’expérience est encore plus productive. Dans ce monde ultra connecté, il faut parfois couper toute relation comme te le suggérais ton amie, afin de prendre le temps d’Être. J’avais fait un pari fou aussi, 400 km en 15 jours, on en a fait 500 finalement dans ce délai… (Nantes-Paris)… Je peux te garantir que c’est une des expériences parmi les plus enrichissantes qu’il m’ait été donné de vivre. D’autant plus que nous avons fait cela à but caritatif (http://nantes-paris.jalfundation.info… Aargh je te renvois sur internet pour t’en éloigner, le paradoxe ultime). Il nous arrivait de faire des kilomètres et des kilomètres sans parler, nous contentant d’ouvrir la bouche pour quelques gorgées d’eau.
Je te souhaite un bon voyage intérieur, ils sont souvent parmi les plus enrichissants. Il me semble que c’est Victor Hugo qui disait “N’appelez pas richesses ce que vous pouvez perdre”.
P.S: je ne sais plus si je t’ai envoyé le lien des photos du lapin sur le blog de mon frère: http://www.nicolasleune.com/Nsl ;-)